La charmante librairie des jours heureux de Jenny Colgan

Papier (407pages) existe aussi en numérique et en audio – Paru le 4 juin 2020 aux éditions Prisma

 

Résumé de l’éditeur :

 

Et si cette petite librairie dans les Highlands écossais était le secret du bonheur et d’une nouvelle vie ? Un feel good book enthousiasmant ! Nina est fière de travailler à la bibliothèque de Birmingham, mais elle se rend compte qu’au lieu de vivre au milieu des livres qu’elle adore, elle passe surtout son temps dans l’arrière-salle à faire de l’informatique. Tout ce qui faisait sa joie a disparu et lui manque terriblement : le contact avec les gens, papoter avec les habitués, s’assurer que chaque lecteur va trouver le livre qui lui convient… C’est alors qu’elle répond à un projet un peu fou. Et si elle montait une petite librairie itinérante dans les Highlands écossais ? Un minuscule stock de livres, mais pas d’ordinateur ! Et qui sait, malgré le froid rigoureux, peut-être trouvera-t-elle un nouveau sens à sa vie dans cette communauté chaleureuse ?

Mon avis :

 

C’est en cherchant un livre classé feel-good pour le pumpkin autumn challenge, que je suis tombée sur l’ouvrage de Jenny Colgan « La charmante librairie des jours heureux ». Cerise sur le gâteau il était même disponible sur l’abonnement Kindle.

Heureusement car un coup commencé, je n’ai pas pu le lâcher. Du coup dès que j’avais un creux dans la journée, file d’attente, pause au boulot, etc… hop je sortais mon portable pour grignoter quelques paragraphes.

Si j’ai trouvé l’histoire de Nina hyper addictive, ne nous voilons pas la face, c’est surtout et avant tout parce qu’on s’identifie à la jeune héroïne. Qui parmi vous n’a jamais lu un livre en mangeant ? En ce promenant ou en prenant un bain ? Qui n’a pas accumulé des piles et des piles de livres, parfois en formant des montagnes proches de la tour de pise ? Et enfin, qui n’a pas rêvé un jour de tout quitté pour vivre de sa passion ?

En tout cas pas moi. Ouvrir ma propre « charmante librairie » j’en rêve depuis toujours. Elle ressemble d’ailleurs étrangement à celle de Nina, van excepté. Plus proche de la bouquinerie, que de la librairie à proprement parler.

Alors forcément on suit la jeune femme de près, on espère pour elle que tout se passe bien. J’ai adoré la voir prendre son envol, se retrousser les manches afin d’y arriver.

Nina n’a pas choisi la facilité en quittant sa grande ville anglaise, contre les grandes étendues d’Ecosse. Les paysages ont beaux être sublimes, le dépeuplement y règne. Contre toute attente c’est ce qui avantagera l’héroïne de Jenny Colgan. Les gens ont réellement besoin de livres.

 

Le roman de Jenny Colgan est une véritable ode à la lecture anglaise, de nombreuses références y sont citées.

 

Nina est la caricature même de la lectrice addict. Besoin d’entasser des livres, elle lit du matin au soir, mais surtout et avant tout, elle adore dénicher le livre parfait pour les autres. La lecture comme échappatoire à sa propre vie ? Peut-être bien, puisqu’un coup arrivé en Ecosse elle se surprendra à moins lire. Il faut dire que Nina confond souvent la réalité et la fiction. Preuve en est de sa relation avec Mareck un conducteur de nuit. Je dois reconnaître qu’à ce moment-là, j’ai craint que l’auteure nous conduise vers un triangle amoureux. Heureusement elle n’a fait que fleurter sur l’idée.

 

Ce qui m’a le plus dérangé dans ce roman de Jenny Colgan c’est le manque de profondeur. Même si on s’attache aux personnages, Nina une rêveuse à la volonté de fer. Le couple de petit vieux du bar, aussi charitable que moqueur. Je ne sais pas pourquoi ils m’ont fait penser aux deux petits vieux du Muppets show. Surinder la meilleure amie et ex-colocataire de Nina sont exact opposée. Lennox le fermier bourru au grand cœur. Etc… On aimerait en savoir d’avantage, mais comme toute l’histoire est relatée du point de vue de la jeune héroïne, nous devons donc nous contenter de ce qu’elle-même voit ou ressent. C’est comme pour le nom de sa librairie « Les jours heureux », elle a toujours su qu’elle l’appellerait comme ça si elle avait une librairie à elle. Mais pourquoi ce nom ?

 

Malgré ce petit défaut je vous le disais plus haut, j’ai passé un excellent moment avec « La charmante librairie des jours heureux » et j’ai bien l’intention de lire la suite.

 

 

La charmante librairie des jours heureux en bref

 

La librairie des jours heureux est une romance simple au style fluide qui peut manquer un peu de profondeur par moment, mais au final elle nous apporte tout un flot de douceur qui nous fait nous sentir bien. Un vrai feel good. Quand on aime lire et les livres, comment ne pas tomber sous le charme de Nina la jeune héroïne qui va tout mettre en œuvre pour se reconstruire et réaliser son rêve à la suite d’un licenciement. Jenny Colgan nous offre la cerise sur le gâteau en nous citant de nombreuses œuvres de la littérature anglaise. Même si ce n’est pas un coup de cœur j’ai passé un très agréable moment avec ce roman.

Note : 17/20

A lire si vous aimez : les romans qui vous parlent de livres, de changement de vie.

Fuyez si : vous n’aimez pas les livres trop simple où l’auteur n’entre pas dans les détails.

 

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